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ANT-TRN Association Nationale des Titulaires du Titre de Reconnaissance de la Nation
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Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /Sep /2008 09:03

état-major des armées                                                                                      Paris, le 28 août 2008

Le conseiller communication du chef d’état-major des armées

 

 

 

 

COMBATS DU 18-19 AOUT 2008

 

TEXTE DE L’INTERVENTION DU GENERAL PUGA, SOUS-CHEF OPERATIONS DE L’ETAT-MAJOR  DES ARMEES AU POINT DE PRESSE DE LA DICOD LE 28 AOUT 2008

 

 

1.                 Organisation générale

Actuellement, à l’issue des déploiements et des relèves qui se sont opérées au cours de l’été, 3300 soldats français sont engagés en Afghanistan.

-                     au sein de l’opération Enduring Freedom : en mer d’Arabie des bâtiments de la Marine nationale; l’opération Epidote consacrée à la formation de l’Armée national afghane et des éléments de liaison auprès d’US CENTCOM (US Central Command) à Tampa en Floride.

-                     Un dispositif aérien composé de 2 C160 et 1 C130 à Douchanbé et d’un détachement aérien à Kandahar (3 Super Etendard modernisés – 3 Mirages 2000), représentant un volume total de 500 militaires.

-                     Un dispositif terrestre interarmées, au sein de l’ISAF, de 2500 militaires : une cinquantaine au quartier général de la FIAS, 300 au sein des 6 OMLT (Operational Mentoring and Liaison Teams – 5 dans la région de Kaboul et 1 dans la région sud sous commandement néerlandais), 1450 au sein du Regional Command Capital de Kaboul et 700 dans le commandement régional Est.

 

2.                 Cadre des opérations :

Il s’agit d’une opération de maintien de la paix sous mandat de l’Organisation des nations-unies (chapitre VII) et dirigée par l’OTAN.

La direction politique appartient au Conseil de l’Atlantique Nord (CAN) à Bruxelles, où siègent les ambassadeurs de tous les états membres. Le commandement des opérations de l’Alliance est exercé par le SACEUR à Mons (Supreme Allied Commander Operations), le commandement de l’opération en Afghanistan par le Joint Force Command de Brunssum et  le commandement de la force sur le terrain par le général McKiernan, commandant la FIAS.

La FIAS (Force internationale d’assistance et de sécurité) comprend 5 commandements régionaux : Capital, Nord, Sud, Est Et Ouest.

 

3.                 Déroulement des combats.

L’action de combat du 18 août a eu lieu en commandement régional –Capital, commandé depuis le 6 août par la France et dont une compagnie est installée dans la région de Surobi pour assurer le contrôle du terrain.

Dans ce cadre et selon les directives de l’ISAF, le commandant du RC-C a confié au bataillon français (BATFRA) la mission de reconnaître l’ensemble de la zone. Ces opérations ont débuté le 15 août.

L’action de combat a eu lieu au cours de l’une de ces reconnaissances. La mission reçue était de reconnaître les points importants du terrain et de prendre contact avec la population.

En tête, la section du 8e RPIMa est accompagnée d’une section de l’ANA et suivie par une section du RMT, elle-même accompagnée d’une section de l’ANA renforcée d’un détachement de forces spéciales américaines.

 

 

 

 

Il est 13H15 lorsque la section du 8 RPIMa (CARMIN 2) aborde en véhicules blindés le village de SPER KUNDAY. Plus en arrière, la section du RMT (ROUGE 4) s’est installée en observation au niveau du col précédent, prête à intervenir à son profit. La section de l’ANA qui accompagne CARMIN 2 rejoint le village.

Le col est distant de 1500m et relié au village par une piste en lacet non carrossable.

Ne voulant pas perdre de temps pour être sûr de réaliser sa mission avant la tombée de la nuit, le chef de section fait débarquer sa section et place ses 4 véhicules blindés en appui face au col et la section de l’ANA s’installe en lisère de village, prête à intervenir.

 

En ce début d’après midi, la chaleur est élevée, il fait 30 degrés. La section progresse lentement et en sureté. Les marsouins portent casque et gilet pare balle. Cette progression est éprouvante.

 

Il est 15H45 lorsque les parachutistes de tête arrivent au dernier lacet, à environ 50 mètres du col. Le feu se déclenche à partir de la crête Nord, un feu précis et nourri sur l’ensemble du dispositif de la section. Les hommes ripostent et se postent comme ils peuvent derrière les rochers, ils ne peuvent pas bouger car sont pris chacun à partie par plusieurs tireurs insurgés. Ils ripostent chaque fois que possible.

Les 12,7 des VAB restés en appui commencent leur tir sur la crête, réglé par le chef de section.

 

Au déclenchement du tir, ROUGE 4 se déplace rapidement avec ses véhicules blindés vers le village pour porter secours à CARMIN 2. La section arrive au village 8 minutes après et se fait prendre à partie par un groupe d’insurgés à partir d’une ligne de crête au Nord du village, elle est prise sous un tir nourri.

 

Les deux sections sont au contact lorsqu’un nouveau groupe d’insurgés se dévoile sur la ligne de crête SUD du col. Le tir est toujours dense et la section CARMIN 2 est prise sous un tir croisé ; il sait qu’il ne peut plus manœuvrer, qu’il est bloqué sur place et que pour se désengager, il devra bénéficier d’appuis et de la manœuvre des réserves.

 

A 16 H 10 le chef de section demande un appui aérien, les avions A10 arrivent 10 minutes plus tard mais ne peuvent tirer car les insurgés sont trop près du groupe de tête.

 

Simultanément, la section de réserve de la FOB TORA renforcée d’appuis et le CDU quittent la FOB moins de 25 minutes après les premiers tirs.

 

Rouge 4 tente de se dégager en débordant par la gauche du village, il tombe face à une tentative d’encerclement qu’il bloque, mais il ne peut plus manœuvrer. L’ensemble du dispositif est fixé. Seul l’engagement des moyens d’alerte permettront de renverser le rapport de force et de rétablir la situation.

La section de l’ANA tente bien une contre attaque par la droite du village. Elle est stoppée par un tir nourri.

 

La section venant de TORA est engagée à 17H05, soit 1H20 après le contact initial. Elle est tout de suite prise à partie aux abords village, mais résiste et applique des tirs d’appui, mortier, milan et canon de 20 au profit de CARMIN 2 et Rouge 4.

 

Il est 17H50, l’ensemble de la zone est sous un feu nourri des insurgés qui commencent à s’approcher dangereusement de ses positions. La situation est très critique pour CARMIN 2 qui subit toujours des tirs croisés. Il faut coûte que coûte qu’il tente de se replier pour sauver ce qu’il reste de ses hommes. Il est appuyé pour cela par des tirs aériens A 10 et hélicoptères américains qui tireront pendant plus d’une heure.

 

La section parvient péniblement à se dégager grâce aux appuis, il faut parfois une à deux heures pour bondir de 20 mètres et les pertes augmentent sous un feu qui ne faiblit pas.

 

Lorsque la nuit tombe vers 19H30, la situation est toujours critique et le repli de CARMIN 2 se fait à proximité immédiate des insurgés qui exploitent la situation pour tenter de le devancer sur SPER KUNDAY et refermer ainsi la nasse.

 

A 20H00 l’arrivée des renforts en provenance de KABOUL (1 SGTIA renforcé d’appuis dont des mortiers lourds) permet d’améliorer la situation.

Les 4 premiers blessés, dont le chef de section, arrivent au village. Les tirs y sont toujours nourris. Ils sont tout de suite évacués par hélicoptère.

 

Le SGTIA du RMT, tout juste arrivé, se déploie sans attendre pendant qu’un drone PREDATOR est mis en place pour renseigner et guider les tirs d’appui de nuit. Le rapport de force a changé, et les insurgés sont toujours là, des petits groupes et des isolés de CARMIN 2 parviennent à se faire recueillir au niveau du village.

 

Il est 22H00 quand le SGTIA lance la reprise des abords Est du village, le C130 GUNSHIP commence ses tirs d’appuis dans la profondeur. En 2 Heures, toute la zone du village est sous contrôle et les tirs cessent définitivement dans SPER KUNDAY. Le BATFRA peut reprendre l’initiative en lançant la reconquête du terrain perdu en direction du col.

 

Il est 1H40, lorsqu’arrivé à mi pente, les premiers corps sont relevés, et les derniers blessés recueillis.

 

Au lever du jour, le col est repris, et les derniers corps sont relevés. Quelques insurgés harcèlent une dernière fois les unités ratissant la crête et tirent quelques obus de mortiers à proximité de la base d’appuis. Ils seront tus par un tir de contre batterie et un appui aérien.

 

A 12H00, la vallée de l’UZBEEN est totalement contrôlée, les insurgés ont fui. L’ordre de désengagement est donné pour qu’il soit achevé en sureté avant la nuit.

Le bilan confirmé ultérieurement fait état d’une quarantaine d’insurgés mis hors de combat dont deux chefs rebelles.

 

En conclusion, à l’issue de cette opération de combat difficile et coûteuse en vie humaine, la mission a été remplie, l’adversaire repoussé et durement touché. Le comportement de nos soldats a été exemplaire sous le feu et les actes d’héroïsme individuel et collectif nombreux.

Origine du message email en date du samedi 6 septembre 2008 : Françis JOSSE
 Retransmission , Norbert BOULANGER Président FNCV (62)

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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 11:46


Assemblée générale au mois d'avril dernier du souvenir français et des anciens combattants du loiret à Beaugency .

Un vin d'honneur cloturait cette assemblée et à l'Apéritif , Mr Collard Serge Maire Adjoint entouré de Mr Thouvenin daniel , invitat Monsieur le Président Départemental Roche René de l'UCL et le Président Tony Eyermann à le rejoindre au centre de la salle pour recevoir la plus belle distinction de l'ANT-TRN avec Palme Or pour 40 années d'activités bénévoles.
Ce fut également l'occasion de remettre des médailles de reconnaissance de la nation et des médailles d'honneur .

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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 17:49
Par COUPERIE
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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 20:30

LA REINSERTION ,UNE PREOCCUPATION D’AUJOURD’HUI POUR LA 4 éme GENERATION DU FEU .

 

Depuis quelques années les anciens combattants de la guerre d’Algérie atteignent , à leur tour l’âge de la retraite. L’ONAC en aurait-il terminé avec la réinsertion de ses ressortissants , l’une de ses missions fondatrices ?

La quatrième génération du feu représente environ 200 000 ressortissants , les soldats engagés actuellement , mais aussi ceux qui furent appelés jusqu’en l’an 2000.

Ils méritent à leur tour la reconnaissance de la  France , pays pour lequel ils portent les armes, risquent leur vie dans un environnement d’autant plus hostile et imprévisible que l’ennemi n’est plus identifié et que le terrorisme s’avère le mode d’action privilégié .

Pendant le service armé , qui pour 70% d’entre eux ne dépassera pas 5 ans à 8 ans , les militaires ainsi que leurs familles sont encadrés et soutenus notamment par l’action sociale des armées .Ensuite les armées ne disposent plus des moyens pour prendre en charge ceux qui ont quitté l’institution .

Ressortissants de l’ONAC , ils appartiennent au monde combattant , il est donc de la responsabilité de l’établissement public de prendre le relais pour répondre à leurs attentes en matière de reconnaissance et d’aide nécessaire , tout au long de leur vie civile .

La principale préoccupation de ces nouveaux ressortissants ( 3000 cartes et 6000 TRN délivrés par an ) est le retour à l’emploi à l’issue du service actif .L’ONAC a ,dans ce domaine les moyens de développer un véritable partenariat avec les armées.Le groupe de travail du Conseil supérieur de la fonction militaire sur la reconversion en 2007 a souhaité « une ouverture plus grande vers les formations de l’ONAC afin de bénéficier de ses structures et de ses réseaux « . En effet , les écoles de reconversion professionnelle de l’ONAC sont en mesure d’accueillir et d’aider tout ressortissant pour qui le départ du service actif n’a pas été préparé , provoquant des difficultés matérielles ou familiales , ou pour réparer les préjudices d’une reconversion ratée .

Mais, l’image , à tort , parfois désuète de l’ONAC , au sein des armées et la trop faible intégration de ces nouveaux venus du monde combattant au tissu associatif  expliquent le laborieux décollage de cette mission de réinsertion .

Chaque génération a ses préoccupations , il ne faut pas oublier cette G4 , notamment parce que ces soldats sont , aujourd’hui les héritiers légitimes des valeurs portées par le monde combattant .

La révision des politiques publiques ( RGPP) dans les armées préconise de simplifier le dispositif de reconversion .La coopération entre les services départementaux de l’ONAC et les correspondants des unités puis ultérieurement  des nouvelles bases de défense sera essentielle.

Il ne s’agira plus uniquement de la seule délivrance des cartes et titres mais de s’inscrire comme un recours en matière de solidarité , de reconnaissance et d’insertion .

Source ONAC Info

Par COUPERIE - Publié dans : anttrn
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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 17:06
Par COUPERIE
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