Concours

Recommander

Images aléatoires

  • manifestations-patriotiques02716_web.jpg
  • violette

Présentation

Site national de l'ANT-TRN

ANT-TRN Association Nationale des Titulaires du Titre de Reconnaissance de la Nation
Add to Netvibes

anttrn

Jeudi 11 septembre 2008 4 11 /09 /Sep /2008 18:09

Embuscade en Afghanistan du 18 août 2008, par le général F.Cann.)

L’accrochage qu’a douloureusement vécu en Afghanistan une section de la 4ième compagnie du 8ième R.P.I.Ma et surtout la polémique qui s’en est suivie (et qui se poursuit) générée par des journalistes, spécialistes autoproclamés de Défense, m’incitent à vous livrer quelques réflexions.

Je me devais de les exposer en « 8 » chapitres.

1. Géopolitique.

Ayant découvert, peu de temps avant le siècle nouveau, l’existence d’un groupe du nom d’Al Qaïda, le monde occidental a soudainement pris conscience, le 11 septembre 2001 avec la destruction du World Trade Center, du potentiel terrifiant de ce groupe prêt à toutes les actions extrêmes pour déstabiliser et défaire le monde occidental. Ce groupe Al Qaïda, originaire d’Arabie Saoudite et du Yémen, a choisi l’Afghanistan pour sanctuaire parce que la topographie lui est favorable et que la population a historiquement toujours rejeté l’infidèle (les lanciers du Bengale dans le Khyber Pass au XIX° siècle et, plus près de nous, l’armée soviétique).

Par un choix incompréhensible (en dehors de considérations économiques en général et pétrolière en particulier), les Etats-Unis ont, à la fin de 2001, placé leur effort principal (3/4 des forces) sur l’Irak et leur effort secondaire (1/4 des forces ) sur l’Afghanistan alors que des dispositions inverses se seraient avérées plus cohérentes. Il semblerait d’ailleurs que les deux candidats à la Présidence américaine s’accorderaient sur cette inversion de la répartition actuelle.

Depuis 2001 les attentats commis au nom d’Al Qaïda n’ont cessé de proliférer, tel un cancer, de par le monde, l’Algérie étant le dernier pays atteint en cette fin du mois d’août 2008.

Il n’y a aucune raison d’espérer que ces attentats prennent fin demain, de même qu’il est vain de croire qu’ils vont épargner la France.

Dès lors, l’alternative qui se pose à nous aujourd’hui est d’une simplicité biblique :

- ou bien nous tolérons l’existence du sanctuaire afghan d’Al Qaïda en espérant que cette entreprise terroriste s’essoufflera et s’éteindra d’elle-même.

- ou bien nous décidons d’éradiquer le mal à sa source et de « mettre le paquet » en Afghanistan.

Cette tragique alternative revêt la forme d’un pari mortel pour notre société dont les citoyens, mal informés du danger, souhaitent à 55%, comme pour se donner bonne conscience morale, que nos troupes engagées là-bas soient rapatriées.

2. Géostratégie.

Nous, les Français, nous savons d’expérience qu’une rébellion qui bénéficie du soutien d’un arrière-pays ne peut-être éradiquée. Le Vietminh en Indochine avait quasiment gagné la partie dès l’avènement du communisme en Chine en octobre 1949.

Inversement, le F.L.N. n’a jamais pu, quoiqu’il dise, gagner la guerre sur le terrain en Algérie dès lors que les frontières de ce pays avec la Tunisie et le Maroc avaient été rendues totalement hermétiques.

L’Afghanistan partage avec le Pakistan une frontière de 1.500 kms en montagne. Dès lors, la réponse à nos opérations actuelles en Afghanistan ne se trouve ni à Paris, ni à Washington mais à Islamabad, capitale du Pakistan. De deux choses l’une :

- ou bien le gouvernement pakistanais accepte la réalisation d’opérations militaires conjointes permanentes et alors la rébellion peut être vaincue,

- ou bien il refuse et alors il faudra que l’Occident renonce avec ses moyens actuels à combattre ce « tonneau des Danaïdes » et s’organise différemment c’est à dire en doublant ses effectifs et ceux de l’armée afghane afin de pouvoir contrôler le terrain en totalité.

3. Tactique.

Les principes de la guerre sont immuables : concentration des efforts, économie des forces et liberté d’action. Actuellement les talibans sont les seuls à pouvoir les appliquer : ils choisissent l’heure et l’endroit où frapper ainsi que leur mode d’action, ils se concentrent pour leur opération et se dispersent aussitôt pour s’économiser.

Nous avons connu ce genre de situation en Algérie. Qu’avons-nous fait ? Avec patience et beaucoup de ténacité, nous avons renversé les rôles en occupant le terrain et en retournant l’insécurité contre les rebelles.

J’ai vécu ce renversement, comme lieutenant chef de section au 3ième R.P.C. du colonel Bigeard. Nous nous sommes « immergés » dans le djebel où nous avons pris la place des rebelles en étant, selon l’expression de notre colonel, « rustiques, souples, félins et manœuvriers ». Les experts autoproclamés qu’on voit aujourd’hui à la télévision peuvent bien se gausser de cette époque en affirmant que nous ne sommes plus à l’heure des « p’tits gars » (allusion perfide à Bigeard). Je suis désolé mais cette guerre on a beau la baptiser « asymétrique » (un néologisme militaire qui passe bien dans les salons) il s’agit encore et toujours de guérilla. Et là on sait ce qu’il faut faire et surtout ce qu’il ne faut pas faire.

On sait d’expérience que, contre une guérilla ,une opération mécanisée ou motorisée frappe presque toujours dans le vide, tellement ses prémices sont voyants et bruyants et surtout parce qu’elle est liée à un réseau routier précaire.

Largement prévenus, les rebelles ont tout leur temps pour prendre le large et attendre que l’opération prenne fin pour réoccuper le terrain, surtout la nuit. Ces opérations SOP (Standard Ordning Procedures) de l’OTAN sont immuables. Elles se réalisent toujours de la même manière et interdisent toute initiative ou improvisation. Elles sont stériles. Les seuls bilans réalisés à ce jour en Afghanistan sont le fait de Forces Spéciales immergées dans les zones suspectes.

Le bon sens voudrait qu’on oriente nos forces vers une fluidité qui lui permettent d’occuper le terrain de ces zones suspectes pour y retourner l’insécurité et gêner l’action des rebelles.

Mais comme nous sommes censés être en Afghanistan pour aider ce pays à accéder à la démocratie, l’enjeu dans les zones d’insécurité est la population.

Les opérations de contre guérilla, pour nécessaires qu’elles soient, sont insuffisantes. Il faut pouvoir les compléter par des actions de pacification.

Sur ce chapitre aussi nous avons, nous les Français, une solide expérience avec ce système ingénieux et efficace des Sections administratives spécialisées chargées de prendre le contrôle des populations jusqu'alors soumises aux rebelles. Leur succès fut patent : je vous renvoie au remarquable ouvrage du commandant Oudinot « Un béret rouge… en képi bleu ». En Afghanistan, cette tâche civilo-militaire devrait être assumée par l’armée afghane … tâche ardue dans un pays qui, en coulisse, produit 22 tonnes d’opium par jour (8.200 tonnes en 2007, source Figaro 23/08/08).

Très sincèrement, les formes d’action en Afghanistan doivent être modifiées du tout au tout. Point n’est besoin d’inventer, il suffit de refaire ici ce qui a réussi ailleurs.

Il y a malheureusement dans les armées françaises une allergie à tirer des enseignements des actions passées :

Le 7 octobre 1950 en Indochine, lors de l’opération de repli de la garnison de Langson, le 1er Bataillon Etranger de parachutistes disparut corps et biens dans les calcaires de Coc Xa. Or, en 1884, le chef de bataillon Gallieni avait interdit, sous quelque prétexte que ce fut, de traverser cette zone mortelle.

Dans nos armées, l’expérience n’est pas transmissible. Beaucoup plus pragmatiques et modestes, les Britanniques et les Américains n’hésitent pas à faire appel aux officiers à la retraite qui ont déjà exercé un commandement dans une zone revenue à l’actualité et, à la demande, ils organisent un Conseil de véritables experts.

La principale utilité de ces Conseils d’experts n’est pas tellement de suggérer ce qu’il faudrait faire mais de rappeler ce qu’il ne faut surtout pas refaire. Du fait de son passé militaire, notre pays regorge d’experts mais il ne sait pas en profiter. C’est bien regrettable.

4. Le renseignement.

Le règlement de manœuvre nous apprend que « le renseignement met le chef à l’abri de la surprise » ce que le général Grant pendant la Guerre de Sécession des Etats-Unis (1861-1865) illustrait en souhaitant avoir « des officiers qui sachent ce qui se passe de l’autre côté de la colline ». A Beyrouth, dans les années 80, notre brigade de la Force multinationale de sécurité a perdu près de 90 de ses hommes sans savoir qui « venait de l’autre côté de la colline » pour les tuer. Nos services de renseignement affichèrent alors une ineptie coupable.

Aux extrémités de la gamme des moyens d’acquisition du renseignement se situent le satellite et les informations données par la population. Cette dernière, terrorisée par les talibans, ne parle pas. Quant au premier, le satellite, il est inopérant au-dessus d’un accrochage, en raison même de la fluidité et du caractère contingent de l’action. Restent les moyens intermédiaires : forces spéciales dans la profondeur, hélicoptères et drones au profit desquels il faut appliquer un effort urgent et prioritaire car cette gamme de moyens d’acquisition souffre cruellement d’un déficit grave. Il est criminel de laisser crapahuter nos unités terrestres en aveugle.

5. L’articulation des forces.

C’est avec surprise qu’à l’occasion de l’embuscade de Carmin 2, nous avons appris que la 4ième compagnie (carmin) était détachée du 8ième R.P.I.Ma, à 200 kms de là, auprès du Régiment de Marche du Tchad.

Nous n’avons pas été moins surpris d’apprendre que l’infirmier de Carmin 2 était un caporal-chef du 2ième R.E.P. !

Il y a sûrement de bonnes raisons du moment et de circonstances pour expliquer ce mélange d’unités.

Nous, les « Anciens patrons », nous avons sans cesse lutté avec force, en particulier dans les années 80, contre le non-respect des filiations organiques. Le « 8 » s’est entraîné cinq mois durant avec ses quatre unités et, dès son arrivée, il a dû se séparer de sa 4ième compagnie, laquelle a « débarqué » au R.M.T. dans un environnement inconnu. La qualité du R.M.T., largement reconnue, ne saurait être en cause mais a-t-on déjà vu une équipe de rugby entamer un match avec des joueurs qu’elle ne connaît pas ?

Il est vital à la guerre de ne pas toucher aux structures qui se sont rodées à l’entraînement.

6. La fausse polémique.

Les Anciens du 8ième R.P.I.Ma, éprouvés par la mort au champ d’honneur de huit de leurs jeunes frères d’armes, ont mal vécu l’insidieuse polémique lancée par de faux experts sur la jeunesse des paras, leur insuffisante préparation et leur mauvaise protection.

a. Il n’y a pas de vieux soldats dans l’infanterie. Depuis sa création en Indochine, le « 8 » a perdu plus de 500 des siens :

- Michel Bornet, tombé en Indochine, en 1951 n’avait pas dix-neuf ans,

- Michel Lagathu, tué en Algérie, en 1958 avait fêté ses dix-neuf la veille de sa mort,

- Pierre Jacquot, tombé au Sud Liban en 1979, avait 21 ans,

- Jean Carbonnel, assassiné par un sniper à Sarajevo en 1994, avait vingt deux ans,

- Carmin « 2 », (indicatif radio de la section du 8ième R.P.I.Ma tombée dans une embuscade en Afghanistan ce 18 août), avait une moyenne d’âge de 24 ans et 8 mois pour un effectif de 11 gradés et 19 paras, ces derniers ayant 20 ans, lesquels se trouvent d’ailleurs humiliés qu’on leur reproche d’être trop jeunes.

b. La jeunesse n’a rien à voir avec l’ancienneté et l’expérience. Engagés à 18 ans le 1er juin 2007, les jeunes paras avaient plus de 14 mois de service : 4 mois de formation de base + 3 semaines de stage para + 5 semaines de stage commando. Au sixième mois de service, c’est à dire le 1er décembre 2007, la section a rejoint la 4ième compagnie (Carmin) et, depuis le 1er mars, s’est entraînée jour et nuit pour une seule mission spécifique : l’Afghanistan. De mémoire de para, nous n’avons jamais vu une unité bénéficier d’un tel préavis, cinq mois en l’occurrence. Le nombre de fois où nous avons découvert la veille notre mission pour le lendemain !

J’ajoute au chapitre de l’expérience que le chef de section et son adjoint avaient déjà accompli dix opérations extérieures et les chefs de groupe et les caporaux, une demi-douzaine en moyenne.

c. On dit que les paras étaient mal protégés. Le nouveau CEMAT, le général Irastorza, m’a dit qu’il y a deux ans, nous aurions eu, selon l’avis des chirurgiens, deux morts de plus à déplorer : le nouveau gilet pare-éclats (EFB) les a sauvés.

Nous enrageons, nous les Anciens du « 8 », de voir se pavaner à la télévision des spécialistes autoproclamés de la Défense, qui pour la plupart n’ont jamais tenu un fusil de leur vie, venir nous expliquer comment il faut faire la guerre. C’est insupportable … je dis avec force que Carmin 2 n’a pas reculé devant un ennemi largement supérieur en nombre et qu’elle a ramené ses morts et ses blessés.

Carmin 2 était donc une excellente section.

7. L’inquisition médiatique.

Hier, 26 août 2008, le régiment a accueilli, en son quartier Fayolle, le Président de la République venu passer une heure pour lui parler et aussi pour rencontrer les familles. Les survivants de Carmin 2, blessés légers et valides étaient sur les rangs : il paraît que c’est une règle Otan de rapatrier une section « traumatisée » (quelle entreprise c’eut été en Indochine et en Algérie !). A la dislocation, on vit une meute de journalistes s’abattre avec avidité sur ces pauvres gars qui se demandaient bien ce qui leur arrivait. Et ces journalistes en mal de copie s’évertuaient, sans gêne, à arracher à nos paras quelques reproches ou autre récriminations contre le commandement susceptibles d’être triomphalement exploités dans la presse. Manque de chance pour les journalistes, nos jeunes ne tarirent pas d’éloges pour leur chef de section, l’adjudant Evrard, ainsi que pour leur gradés avec lesquels ils vivaient en permanence depuis plus de quatorze mois (1er juin 2007). On voyait dans leurs regards que l’admiration était sincère. Leurs yeux s’embuaient lorsqu’ils évoquaient le souvenir de leur trois caporaux-chefs, Buil, Grégoire et Penon, tombés sous leurs yeux.

Ce jeu de la culpabilisation déteint des médias vers les instances dirigeantes. J’ai sous les yeux l’éloge funèbre prononcé le 21 août aux Invalides par le Président de la République ; je cite : « … en tant que chef des Armées, je n’ai pas le droit de considérer la mort d’un soldat comme une fatalité. Je verrai les familles dans quelques minutes, je veux qu’elles sachent tout. Elles y ont droit. Je veux que vos collèges ne se retrouvent jamais dans une telle situation. Je veux que tous les enseignements soient tirés de ce qui s’est passé … » .

Hier, au quartier Fayolle il a dit (je cite de mémoire) : « assurer les familles que toute la lumière serait faite sur les circonstances de l’embuscade et les responsabilités établies ». Les militaires présents ont mentalement complété : « et les coupables seront punis ».

Vouloir traiter les circonstances d’une embuscade dans une opération de guerre comme celles d’un accident civil de la route est une dérive inquiétante pour les chefs militaires. S’ils doivent se retrouver « en taule » pour avoir débordé par la gauche au lieu d’avoir manœuvré par la droite, la source de recrutement de nos officiers risque de se tarir rapidement.

8. La ferveur d’une ville.

Vieille ville de garnison, Castres (le castrum romain) a dévoilé, de façon admirable et émouvante, sa véritable nature.

Dès l’annonce du drame, le Maire a fait mettre en berne tous les drapeaux de la ville et a ouvert un livre d’or à l’hôtel de ville. Le 20 août au soir, il fallait faire une heure de queue pour accéder au registre.

Les murs grillagés du quartier Fayolle furent dans la journée recouverts de fleurs par des automobilistes et des piétons anonymes.

L’office oecuménique célébré le 23 août matin a regroupé un millier de fidèles dans la cathédrale Saint Benoît et tout autant de personnes sur le parvis où avait été dressé un écran géant. Ce mardi soir 26 août, le C.O. (club de rugby local) accueillait l’Aviron Bayonnais pour son premier match de championnat. Les tribunes populaires étaient bordées d’une énorme affiche : « Loin des yeux, près du cœur, tous avec nos gars du « 8 » ».

Le speaker fit observer une minute de silence après avoir demandé au Président du Club , Monsieur Revol, au Maire de la ville, Monsieur Bugis et au Lieutenant-colonel Meillan, commandant en second du régiment, de venir prendre place au centre de la pelouse. A l’issue de la minute de silence, il demanda au public d’applaudir le « 8 » pendant une minute également, lequel public, debout, se prit au jeu : c’est à qui applaudirait le plus fort !

Il faut voir dans tous ces signes d’amitié l’aboutissement d’une harmonie forgée entre les Maires et les Chefs de corps successifs, depuis l’arrivée du Régiment en août 1963. Depuis cette date, et surtout depuis 1969, année où débuta la professionnalisation du « 8 », plus de deux cents cadres et parachutistes ont pris leur retraite à Castres et dans les environs immédiats.

Ils ont exercé une seconde carrière dans les entreprises locales où ils se sont fait apprécier pour leur ponctualité, leur politesse, leur solidarité et leur conscience professionnelle.

Ils ont, pour la plupart, épousé des Castraises avec lesquelles ils eurent en moyenne trois enfants de sorte que cette communauté particulière d’un millier de personnes, digne et fière d’elle-même, est devenue un solide maillon de la chaîne socio-économique locale.

Cette complicité, longtemps mûrie, a eu pour apothéose le parrainage officiel du « 8 » par « sa ville » en 1999. Depuis lors, les paras du « 8 » portent sur l’épaule droite l’écusson aux armes de la ville dont la devise est : « Debout » et qui, associée à celle du « 8 », donne étrangement :

« Volontaires Debout »

 

Par COUPERIE - Publié dans : anttrn
Voir les 0 commentaires
Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /Sep /2008 12:02

LEGION D’HONNEUR ET MERITE NATIONAL ATTRIBUES
SUR INITIATIVE CITOYENNE
Extrait de la lettre de Nicolas Sarkozy au Premier Ministre en date du 11 juillet 2008 :

« j’ai décidé de mettre en place une procédure nouvelle : l’initiative citoyenne. Cette
procédure permettra à tout citoyen de proposer une personne qu’il estime méritante pour
une première nomination dans la Légion d’honneur ou dans l’Ordre National du Mérite. 
Si cette proposition est soutenue par 100 personnes dans le même département, elle
sera obligatoirement examinée par le préfet de département. Ce dernier procèdera aux
vérifications habituelles et, s’il juge la proposition justifiée, la transmettra au ministre de
tutelle ainsi qu’au grand chancelier. Chaque ministre, au moment d’établir ses promotions,
disposera ainsi d’un ensemble plus diversifié pour des choix plus ouverts. Le grand
chancelier pourra s’assurer, pour sa part, que les dossiers ainsi proposés n’ont pas
été systématiquement ou injustement écartés, et procéder aux rectifications nécessaires.
L’enjeu de l’initiative citoyenne est de permettre à chacun de voir, en toute équité, ses
mérites reconnus, et à nos concitoyens de contribuer à la reconnaissance de la Nation
envers ceux qui la servent. »

Comme elle l'a fait dans sa dernière Newsletter, la Fondation du Bénévolat remercie à nouveau Mr Nicolas Sarkozy de prendre en compte une mesure qu'en ce qui la concerne elle applique déjà depuis l'an 2000. En effet, depuis cette date, les particuliers, les responsables associatifs et, de plus en plus, les maires, nous adressent leurs propositions pour voir attribuer les Palmes du Bénévolat à tous leurs ressortissants qui leur paraissent la mériter. Ensuite, les Palmes d’Or, d’Argent ou de Bronze sont attribuées  en fonction des mérites des candidats, par un jury composé d’éminentes personnalités impliquées à différents titres dans tous les aspects de la vie associative.
Peut-être pourrions-nous suggérer au Président de la République de faire apprécier par leurs pairs, et non par des fonctionnaires, les mérites de ces bénévoles

(source Fondation du Bénévolat)
Par COUPERIE - Publié dans : anttrn
Voir les 0 commentaires
Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /Sep /2008 09:03

état-major des armées                                                                                      Paris, le 28 août 2008

Le conseiller communication du chef d’état-major des armées

 

 

 

 

COMBATS DU 18-19 AOUT 2008

 

TEXTE DE L’INTERVENTION DU GENERAL PUGA, SOUS-CHEF OPERATIONS DE L’ETAT-MAJOR  DES ARMEES AU POINT DE PRESSE DE LA DICOD LE 28 AOUT 2008

 

 

1.                 Organisation générale

Actuellement, à l’issue des déploiements et des relèves qui se sont opérées au cours de l’été, 3300 soldats français sont engagés en Afghanistan.

-                     au sein de l’opération Enduring Freedom : en mer d’Arabie des bâtiments de la Marine nationale; l’opération Epidote consacrée à la formation de l’Armée national afghane et des éléments de liaison auprès d’US CENTCOM (US Central Command) à Tampa en Floride.

-                     Un dispositif aérien composé de 2 C160 et 1 C130 à Douchanbé et d’un détachement aérien à Kandahar (3 Super Etendard modernisés – 3 Mirages 2000), représentant un volume total de 500 militaires.

-                     Un dispositif terrestre interarmées, au sein de l’ISAF, de 2500 militaires : une cinquantaine au quartier général de la FIAS, 300 au sein des 6 OMLT (Operational Mentoring and Liaison Teams – 5 dans la région de Kaboul et 1 dans la région sud sous commandement néerlandais), 1450 au sein du Regional Command Capital de Kaboul et 700 dans le commandement régional Est.

 

2.                 Cadre des opérations :

Il s’agit d’une opération de maintien de la paix sous mandat de l’Organisation des nations-unies (chapitre VII) et dirigée par l’OTAN.

La direction politique appartient au Conseil de l’Atlantique Nord (CAN) à Bruxelles, où siègent les ambassadeurs de tous les états membres. Le commandement des opérations de l’Alliance est exercé par le SACEUR à Mons (Supreme Allied Commander Operations), le commandement de l’opération en Afghanistan par le Joint Force Command de Brunssum et  le commandement de la force sur le terrain par le général McKiernan, commandant la FIAS.

La FIAS (Force internationale d’assistance et de sécurité) comprend 5 commandements régionaux : Capital, Nord, Sud, Est Et Ouest.

 

3.                 Déroulement des combats.

L’action de combat du 18 août a eu lieu en commandement régional –Capital, commandé depuis le 6 août par la France et dont une compagnie est installée dans la région de Surobi pour assurer le contrôle du terrain.

Dans ce cadre et selon les directives de l’ISAF, le commandant du RC-C a confié au bataillon français (BATFRA) la mission de reconnaître l’ensemble de la zone. Ces opérations ont débuté le 15 août.

L’action de combat a eu lieu au cours de l’une de ces reconnaissances. La mission reçue était de reconnaître les points importants du terrain et de prendre contact avec la population.

En tête, la section du 8e RPIMa est accompagnée d’une section de l’ANA et suivie par une section du RMT, elle-même accompagnée d’une section de l’ANA renforcée d’un détachement de forces spéciales américaines.

 

 

 

 

Il est 13H15 lorsque la section du 8 RPIMa (CARMIN 2) aborde en véhicules blindés le village de SPER KUNDAY. Plus en arrière, la section du RMT (ROUGE 4) s’est installée en observation au niveau du col précédent, prête à intervenir à son profit. La section de l’ANA qui accompagne CARMIN 2 rejoint le village.

Le col est distant de 1500m et relié au village par une piste en lacet non carrossable.

Ne voulant pas perdre de temps pour être sûr de réaliser sa mission avant la tombée de la nuit, le chef de section fait débarquer sa section et place ses 4 véhicules blindés en appui face au col et la section de l’ANA s’installe en lisère de village, prête à intervenir.

 

En ce début d’après midi, la chaleur est élevée, il fait 30 degrés. La section progresse lentement et en sureté. Les marsouins portent casque et gilet pare balle. Cette progression est éprouvante.

 

Il est 15H45 lorsque les parachutistes de tête arrivent au dernier lacet, à environ 50 mètres du col. Le feu se déclenche à partir de la crête Nord, un feu précis et nourri sur l’ensemble du dispositif de la section. Les hommes ripostent et se postent comme ils peuvent derrière les rochers, ils ne peuvent pas bouger car sont pris chacun à partie par plusieurs tireurs insurgés. Ils ripostent chaque fois que possible.

Les 12,7 des VAB restés en appui commencent leur tir sur la crête, réglé par le chef de section.

 

Au déclenchement du tir, ROUGE 4 se déplace rapidement avec ses véhicules blindés vers le village pour porter secours à CARMIN 2. La section arrive au village 8 minutes après et se fait prendre à partie par un groupe d’insurgés à partir d’une ligne de crête au Nord du village, elle est prise sous un tir nourri.

 

Les deux sections sont au contact lorsqu’un nouveau groupe d’insurgés se dévoile sur la ligne de crête SUD du col. Le tir est toujours dense et la section CARMIN 2 est prise sous un tir croisé ; il sait qu’il ne peut plus manœuvrer, qu’il est bloqué sur place et que pour se désengager, il devra bénéficier d’appuis et de la manœuvre des réserves.

 

A 16 H 10 le chef de section demande un appui aérien, les avions A10 arrivent 10 minutes plus tard mais ne peuvent tirer car les insurgés sont trop près du groupe de tête.

 

Simultanément, la section de réserve de la FOB TORA renforcée d’appuis et le CDU quittent la FOB moins de 25 minutes après les premiers tirs.

 

Rouge 4 tente de se dégager en débordant par la gauche du village, il tombe face à une tentative d’encerclement qu’il bloque, mais il ne peut plus manœuvrer. L’ensemble du dispositif est fixé. Seul l’engagement des moyens d’alerte permettront de renverser le rapport de force et de rétablir la situation.

La section de l’ANA tente bien une contre attaque par la droite du village. Elle est stoppée par un tir nourri.

 

La section venant de TORA est engagée à 17H05, soit 1H20 après le contact initial. Elle est tout de suite prise à partie aux abords village, mais résiste et applique des tirs d’appui, mortier, milan et canon de 20 au profit de CARMIN 2 et Rouge 4.

 

Il est 17H50, l’ensemble de la zone est sous un feu nourri des insurgés qui commencent à s’approcher dangereusement de ses positions. La situation est très critique pour CARMIN 2 qui subit toujours des tirs croisés. Il faut coûte que coûte qu’il tente de se replier pour sauver ce qu’il reste de ses hommes. Il est appuyé pour cela par des tirs aériens A 10 et hélicoptères américains qui tireront pendant plus d’une heure.

 

La section parvient péniblement à se dégager grâce aux appuis, il faut parfois une à deux heures pour bondir de 20 mètres et les pertes augmentent sous un feu qui ne faiblit pas.

 

Lorsque la nuit tombe vers 19H30, la situation est toujours critique et le repli de CARMIN 2 se fait à proximité immédiate des insurgés qui exploitent la situation pour tenter de le devancer sur SPER KUNDAY et refermer ainsi la nasse.

 

A 20H00 l’arrivée des renforts en provenance de KABOUL (1 SGTIA renforcé d’appuis dont des mortiers lourds) permet d’améliorer la situation.

Les 4 premiers blessés, dont le chef de section, arrivent au village. Les tirs y sont toujours nourris. Ils sont tout de suite évacués par hélicoptère.

 

Le SGTIA du RMT, tout juste arrivé, se déploie sans attendre pendant qu’un drone PREDATOR est mis en place pour renseigner et guider les tirs d’appui de nuit. Le rapport de force a changé, et les insurgés sont toujours là, des petits groupes et des isolés de CARMIN 2 parviennent à se faire recueillir au niveau du village.

 

Il est 22H00 quand le SGTIA lance la reprise des abords Est du village, le C130 GUNSHIP commence ses tirs d’appuis dans la profondeur. En 2 Heures, toute la zone du village est sous contrôle et les tirs cessent définitivement dans SPER KUNDAY. Le BATFRA peut reprendre l’initiative en lançant la reconquête du terrain perdu en direction du col.

 

Il est 1H40, lorsqu’arrivé à mi pente, les premiers corps sont relevés, et les derniers blessés recueillis.

 

Au lever du jour, le col est repris, et les derniers corps sont relevés. Quelques insurgés harcèlent une dernière fois les unités ratissant la crête et tirent quelques obus de mortiers à proximité de la base d’appuis. Ils seront tus par un tir de contre batterie et un appui aérien.

 

A 12H00, la vallée de l’UZBEEN est totalement contrôlée, les insurgés ont fui. L’ordre de désengagement est donné pour qu’il soit achevé en sureté avant la nuit.

Le bilan confirmé ultérieurement fait état d’une quarantaine d’insurgés mis hors de combat dont deux chefs rebelles.

 

En conclusion, à l’issue de cette opération de combat difficile et coûteuse en vie humaine, la mission a été remplie, l’adversaire repoussé et durement touché. Le comportement de nos soldats a été exemplaire sous le feu et les actes d’héroïsme individuel et collectif nombreux.

Origine du message email en date du samedi 6 septembre 2008 : Françis JOSSE
 Retransmission , Norbert BOULANGER Président FNCV (62)

Par COUPERIE - Publié dans : anttrn
Voir les 0 commentaires
Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 11:46


Assemblée générale au mois d'avril dernier du souvenir français et des anciens combattants du loiret à Beaugency .

Un vin d'honneur cloturait cette assemblée et à l'Apéritif , Mr Collard Serge Maire Adjoint entouré de Mr Thouvenin daniel , invitat Monsieur le Président Départemental Roche René de l'UCL et le Président Tony Eyermann à le rejoindre au centre de la salle pour recevoir la plus belle distinction de l'ANT-TRN avec Palme Or pour 40 années d'activités bénévoles.
Ce fut également l'occasion de remettre des médailles de reconnaissance de la nation et des médailles d'honneur .

Par COUPERIE - Publié dans : anttrn
Voir les 0 commentaires
Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 20:30

LA REINSERTION ,UNE PREOCCUPATION D’AUJOURD’HUI POUR LA 4 éme GENERATION DU FEU .

 

Depuis quelques années les anciens combattants de la guerre d’Algérie atteignent , à leur tour l’âge de la retraite. L’ONAC en aurait-il terminé avec la réinsertion de ses ressortissants , l’une de ses missions fondatrices ?

La quatrième génération du feu représente environ 200 000 ressortissants , les soldats engagés actuellement , mais aussi ceux qui furent appelés jusqu’en l’an 2000.

Ils méritent à leur tour la reconnaissance de la  France , pays pour lequel ils portent les armes, risquent leur vie dans un environnement d’autant plus hostile et imprévisible que l’ennemi n’est plus identifié et que le terrorisme s’avère le mode d’action privilégié .

Pendant le service armé , qui pour 70% d’entre eux ne dépassera pas 5 ans à 8 ans , les militaires ainsi que leurs familles sont encadrés et soutenus notamment par l’action sociale des armées .Ensuite les armées ne disposent plus des moyens pour prendre en charge ceux qui ont quitté l’institution .

Ressortissants de l’ONAC , ils appartiennent au monde combattant , il est donc de la responsabilité de l’établissement public de prendre le relais pour répondre à leurs attentes en matière de reconnaissance et d’aide nécessaire , tout au long de leur vie civile .

La principale préoccupation de ces nouveaux ressortissants ( 3000 cartes et 6000 TRN délivrés par an ) est le retour à l’emploi à l’issue du service actif .L’ONAC a ,dans ce domaine les moyens de développer un véritable partenariat avec les armées.Le groupe de travail du Conseil supérieur de la fonction militaire sur la reconversion en 2007 a souhaité « une ouverture plus grande vers les formations de l’ONAC afin de bénéficier de ses structures et de ses réseaux « . En effet , les écoles de reconversion professionnelle de l’ONAC sont en mesure d’accueillir et d’aider tout ressortissant pour qui le départ du service actif n’a pas été préparé , provoquant des difficultés matérielles ou familiales , ou pour réparer les préjudices d’une reconversion ratée .

Mais, l’image , à tort , parfois désuète de l’ONAC , au sein des armées et la trop faible intégration de ces nouveaux venus du monde combattant au tissu associatif  expliquent le laborieux décollage de cette mission de réinsertion .

Chaque génération a ses préoccupations , il ne faut pas oublier cette G4 , notamment parce que ces soldats sont , aujourd’hui les héritiers légitimes des valeurs portées par le monde combattant .

La révision des politiques publiques ( RGPP) dans les armées préconise de simplifier le dispositif de reconversion .La coopération entre les services départementaux de l’ONAC et les correspondants des unités puis ultérieurement  des nouvelles bases de défense sera essentielle.

Il ne s’agira plus uniquement de la seule délivrance des cartes et titres mais de s’inscrire comme un recours en matière de solidarité , de reconnaissance et d’insertion .

Source ONAC Info

Par COUPERIE - Publié dans : anttrn
Voir les 0 commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés